Un jour, un des Saints #50 – Raymond

Nous retrouvons aujourd’hui un fier hidalgo à la tête brûlée, et à la foi chevillée au corps. C’est également une éminence religieuse, comme saint François Xavier… A croire que l’Espagne est à ce sujet un terreau fertile !

Vilafranca de Penedès -olé !- fière cité espagnole, enfin catalane, enfin nous nous sommes compris, a vu naître notre Raymond du jour, vers 1175. Catalan revendiqué, Raymond se destinait au départ à être professeur d’université à Barcelone, là où il sera formé. Néanmoins, comme il ambitionne de grandes choses, il quitte sa chère Catalogne pour Bologne. C’était à l’époque l’une des meilleures universités de la Chrétienté.

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Bella Cita de Bologna ! ©Creative Commons

Mais au bout de trois ans, son mal du pays prend le pas sur ses envies de carrière, et il rentre au bercail pour rentrer chez les frères prêcheurs, en 1222, juste un an avant saint Albert le Grand. Et c’est une route assez similaire que ces deux saints vont mener, chacun de leur côté : Albert en Allemagne, et Raymond en Espagne.

Dura lex

Professeur de droit distingué, le pape Grégoire IX vint le trouver pour le sommer d’écrire une assommante somme juridique. C’est en somme le premier homme à avoir réuni les textes de lois ecclésiales. Il est ainsi à l’origine du premier Code civil canonique, en quelque sorte. Il deviendra également l’un des piliers de l’Inquisition. Mais l’appel du pays, son Ranz des Vaches catalan, était encore plus fort. Une fois son travail titanesque de rat de bibliothèque terminé, il remit les voiles en direction de sa Catalogne chérie.

Els Segadors

A ce propos, savez pourquoi saint Raymond est le patron des fanas de planche à voile ? Lorsqu’il était confesseur du roi des Baléares (oui, il trouvait également le temps de confesser un roi, entre deux pages de rédaction), il eut l’envie irrépressible de rejoindre les côtes catalanes. Or le roi, qui avait encore besoin de Raymond, interdit à tous les marins du coin de prendre en stop notre saint. Mais en bon catalan, Raymond ne voulait pas se laisser dicter la loi. Il prit son son manteau, l’étendit sur l’eau, releva un pan, et le transforma ainsi en un formidable bateau digne d’un Pen Duick de Tabarly.

Revenu sur le continent, on le nomma maître général des dominicains. Il fréquentait assidument saint Dominique et saint Thomas d’Aquin, à qui il servait en quelque sorte de conseiller éditorial. Mais, encore et toujours, rien ne valait mieux pour notre Raymond que de voir sa chère terre natale. Il prétexta donc au bout de deux ans d’être trop vieux pour ce genre de choses, et se fit porter pâle. Il demanda donc sa retraite, lui qui vivra encore une bonne trentaine d’année, et qui finira centenaire.

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : C’est également la sainte Virginie aujourd’hui, fête trop souvent oubliée, car l’on ne sait pratiquement rien de cette sainte bergère. Alors excellente fête à toutes les Virginie, et en particulier pour notre Virginie, au service diversification chez nous, à Famille Chrétienne !

 

A demain pour de nouvelles aventures !

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