Un jour, un des Saints #51 – Lucien

C’est la fête à Lulu aujourd’hui ! Si vous n’avez pas le temps de lire mes tribulations hagiographiques, permettez-moi de vous aider. Prenez saint Saturnin, appelez-le Lucien, et mutez-le à Beauvais, ce qui est moins ensoleillé que Toulouse, mais sympathique tout de même. Voilà, merci, au revoir, et à la prochaine fois, comme le disait Bouvard.

Si vous n’aviez pas suivi l’histoire de Saturnin -pas de problème, nous ne sommes pas là pour vous jeter la première pierre- cette chronique est faite pour vous !

Lucien est un prêtre romain parti évangéliser la Gaule. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour lui ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu’il était libre, heureux d’être là malgré tout.

Il ne se passait pas un jour sans qu’il dise au Christ :

J’ai ton cœur qui tape
Qui cogne dans mon corps et dans ma tête
J’ai des images qui s’entêtent.
J’ai des ondes de chaleur et comme des cris de douleur
Qui circulent dans mes veines
Quand je marche dans ma ville j’ai des moments qui défilent

Et il le faisait savoir dans tout Beauvais. Il n’arrêtait pas de prêcher l’Évangile dans l’Oise, annonçant que la foi chrétienne, c’est comme une gaieté, comme un sourire, quelque chose dans la voix qui parait nous dire « viens » qui nous fait sentir étrangement bien. Tant et si bien que les Beauvaisiens se convertissaient en masse (30.000 selon les manifestants).

Mais les autorités romaines n’étaient pas très christo-friendly… Y a comme un goût amer en eux, comme un goût de poussière dans tout et la colère qui les suit partout. Alors l’empereur Dioclétien envoya trois subordonnés, Latinus, Jarius iffler la fin de la récréation, et condamnèrent saint Lucien à mort, à Montmille, près de Caesarmagnus (Beauvais, si vous voulez faire actuel). On le bat de verge avant de le décapiter, pour être bien assuré de sa mort. Mais dans son martyr, le Christ lui dit :

Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va
Refuse ce monde égoïste
Yeah, yeah, yeah, résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n’est pas le tien, viens
Bats-toi, signe et persiste
Yeah, yeah, yeah, résiste

Le sang répandu à Montmille, ce trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons d’argent ; où le soleil, de la montagne fière, luit, fit pousser des roses vermeilles sur cette petite butte que mousse de rayons.

montmille
Bienvenue à Montmille ! ©Creative Commons

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : Lucien est un saint céphalophore. Qu’est-ce donc à dire ? Qu’il a décidé, après sa décapitation, de prendre sa tête sous le bras, à la manière de saint Denis, pour aller à Beauvais, où l’herbe était peut-être plus verte ?

A demain pour de nouvelles aventures !

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