Un jour, un des Saints #54 – Paulin

Voyage en Italie aujourd’hui, avec saint Paulin. Si hier nous étions dans le conflit permanent -mais justifié, bien sûr- nous sommes en ce 11 janvier, veille du 12, dans la grande complicité impériale. Alors sans plus tarder, découvrons Paulin, sa vie, son œuvre.

Enfin, lorsque je dis sa vie, son œuvre, c’est surtout son œuvre, car l’on ne sait fichtre rien de sa vie personnelle ! Etait-il Allemand, Italien ou autre ? Quelle était son origine sociale ? Avait-il un capital social, culturel et économique important au sens bourdieusien du terme ? Cela me plonge dans un abyme de perplexité !

Vous êtes tout comme moi dubitatif ? Vous ne savez pas non plus à quel saint vous vouer pour Paulin ? Vous avez donc besoin de lecture pour y voir plus clair ? Eh bien justement, Paulin est celui qu’il vous faut. Si l’on ne sait rien de sa vie, on connait sa littérature, et quelle littérature messieurs-dames ! En prose, en vers, en ce que vous voudrez, Paulin a la plume qu’il faut pour vous charmer et vous éclairer. C’était en somme le Homère d’alors !

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©DR

Il passe même pour le plus lettré de son époque (ah oui, au fait, nous sommes au VIIIème siècle). Paulin est tellement impressionnant de culture et de finesse d’esprit, que Charlemagne lui-même, le prend comme conseiller, et fait l’admiration d’Alcuin (assez oublié de nos jours, mais c’était en quelque sort le Platon de l’époque, en toute modestie). On le surnomma même la Lumière de la Chrétienté. Lux fiat sur la carrière de Paulin, comme on dit à Turin.

Mais penser et écrire c’est bien, avoir un vrai emploi, c’est mieux ! Charlemagne le fit donc nommer évêque d’Aquilée, dans le Frioul, région affriolante de l’Est de la Vénétie, en 787. Paulin y fut très consciencieux dans sa mission, et se fera apprécier de tous. Mais il n’en oublie pas moins d’écrire, il se battit contre l’adoptianisme, hérésie à la mode en ces temps là, qui consistait à dire que le Christ était le fils adoptif de Dieu. Il écrivit également une multitude de poèmes et d’ouvrages théologiques et moraux (des « miroirs ») à l’usage des princes d’alors. Il mourut soit en 802, soit en 804, comme cela vous arrange, les historiens ne sont pas fixés sur la question…

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Le Frioul, c’est cool ! ©Creative Commons

Comme quoi, si la Bible aime les pauvres EN esprit, elle aime aussi les personnes riches D’esprit !

 

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : Je vous parlais à l’instant de « miroir », ouvrages moraux destinés à former les princes et chefs d’État du temps jadis. Eh bien, c’est Paulin qui initia le mouvement en écrivant le premier du genre, pour le duc de Frioul, en 799. Son petit nom ? Liber exhortationis, mais je ne suis pas sure qu’il soit encore disponible en librairie…

 

A demain pour de nouvelles aventures, et n’hésitez pas à vous abonner ou nous rejoindre sur Facebook !

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