Un jour, un des Saints #65 – Barnard

Barnard, voici encore un prénom peu courant, presque une faute de frappe, qui ne fera pas beaucoup vendre aujourd’hui… Tant pis, on n’est pas là pour cela !

Remarquez, niveau prénoms bizarre, son père tient également son rang : il s’appelait Héliarde… Mais trêves de vacheries, c’est un saint de chez nous, qui en plus a sa fête deux jours durant, alors même qu’il n’est pas aussi célèbre qu’un saint Nicolas..!

Enfin, il y a la fête « nationale » de la saint Barnard le 22 janvier, et la « locale », qui tombe aujourd’hui, pour ne pas en perdre une miette. En réalité, si cela s’étale sur deux jours, c’est justement que deux saint Barnard, aux parcours similaires, sont fêtés le même jour (si, si, je vous le jure, non seulement le prénom Barnard existe, mais en plus il y en a eu plusieurs !).

Barnard est né près de Lyon (qui a fait 2-1 contre le PSG le week-end dernier, je vous le rappelle) en 778, selon certains hagiographes qui se sont risquer à donner une date. De bonne naissance dans la noblesse locale, il se destinait à la base au parcours classique des fils de familles : une carrière dans les armes et un bon mariage peinard. Mais c’est vie rangée au final ne lui convient pas. Oh bien sûr il n’aspire pas à changer le monde, à être un ouragan, il veut juste pouvoir passer sa vie à prier en paix. S’en suit une longue discussion avec son épouse, qui s’avérera très compréhensive puisque le mariage tomba à l’eau au bout de sept ans, et le grand saint Barnard prit sa coule pour se faire moine.

Il distribua toute sa fortune pour les pauvres et construisit un monastère à Ambronay, actuellement dans l’Ain, où il mit les voiles pour s’y installer. Il y fit un si excellent moine, puis abbé, que son abbaye atteignit vite une bonne petite renommée. A tel point qu’en 810, alors que le siège d’archevêque de Vienne était devenu vacant, on va le chercher quelque peu de force pour l’y installer, le pape Léon III ayant envoyé l’abbé Grégoire (pas le révolutionnaire, NDLR aux lecteurs distraits) pour l’en convaincre. Mais Barnard fuyait les dorures et la mondanité, il n’entendait pas jouer à l’archevêque, mais au simple pasteur. Il conserva ses habitudes de vie monastique. Barnard passa son épiscopat à arpenter inlassablement le terrain et fonda encore et toujours des abbayes, parmi lesquelles celle de Romans-sur-Isère, qui n’était pas encore la capitale française de la chaussure, voire qui n’était rien du tout, puisque cette ville n’existait pas avant le monastère. Du coup cher saint Barnard, tout Romans vous remercie encore aujourd’hui !

Romans_sur_Isère
La ville de Romans a bien grandi depuis Barnard, il y a même des HLM !

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : L’archevêché de Vienne aurait pu être le plus important de France, car il fut historiquement le premier évêché en Gaule, fondé au Ier siècle, soit près d’un siècle avant celui de Lyon, alors même que le titre de primat des Gaules sera dévolu à l’archevêque lyonnais. L’archidiocèse de Vienne sera supprimé à la Révolution. Le titre d’archevêque de Vienne, devenu honorifique, passa d’abord à l’archevêque de Lyon, avant d’être relevé par celui de Grenoble.

A demain pour de nouvelles aventures !

 

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