Un jour, un des Saints #66 – François de Sales

C’est la chronique du Docteur Love aujourd’hui, que nous faisons avec saint François de Sales. Paul VI lui-même était fondu de ce savoyard ! Alors n’attendons plus et (re)découvrons la vie de saint François de Sales, le Monsieur Propre de la Contre-Réforme ! Tagadam Poum !

Bon, comme souvent dans cette chronique, c’est un saint envers et contre ses parents qui nous intéresse aujourd’hui. Comme quoi, parfois (amis parents, j’ai bien dis seulement parfois), ce n’est pas plus mal de désobéir aux injonctions parentales !

Comme c’est notre saint patron, pour nous autres journalistes, demandons-lui plutôt une interview. D’autant que le débat est sa spécialité !

Marie : Bonjour Monseigneur (c’est un monseigneur messieurs-dames, il était évêque de Genève, NDLR), ou devrais-je dire, bonjour patron !

Saint François de Sales : Je vous salue Marie.

Marie : Comment allez-vous ? (on est journaliste d’investigation, ou on ne l’est pas !)

Saint François de Sales : Très bien merci et vous ?

Marie : A merveille, nous avons fait hier un pot de départ pour notre stagiaire Pierre qui s’en retourne en cours et qui était très heureux de ce pot. Mais revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos brebis si je puis dire. Qu’est-ce que cela fait d’être à la fois le saint patron d’entités aussi variées que Beaux-Arts Magazine, le Journal de Mickey, le Financial Times ou encore Le Chasseur Français ?

Saint François de Sales : Oh écoutez, même si c’est Pie XI qui dans sa bulle Rerum omnium perturbationem de 1922 m’a nommé saint patron des journalistes, et plus généralement tous ceux qui font connaître la sagesse chrétienne par l’écrit dans les journaux ou dans tout autre publication pour le grand public, et que de ce fait je n’avais rien demandé, cela me convient très bien. J’ai toujours aimé le débat d’idées et pensé que l’échange grandissait plus l’Homme que la force. C’est pour cela que j’ai largement recouru à l’imprimerie pour m’aider à évangéliser.

Marie : L’amour de l’argumentation vous est-elle venue en fac’ de droit puis lorsque vous étiez avocat ? (en voilà une question qu’elle est bonne, vous ne trouvez pas ?)

Saint François de Sales : Non, ma vocation, celle de suivre le Christ en évangélisant sans vraiment faire de prosélytisme n’est pas venue grâce à mes études juridiques. A vrai dire, c’est mon père qui voulait que je devienne magistrat. Depuis l’enfance, je ne désirais qu’une seule chose, c’était la prêtrise.

Marie : Justement, parlons de votre sacerdoce. Vous avez gravi les échelons assez vite : chanoine le 11 mai 1593, évêque coadjuteur seulement 6 ans plus tard, vous devenez évêque de Genève en 1602, à seulement 35 ans. Une lourde charge pour un fringant jeune homme ?

Saint François de Sales : Lourde, je ne pense pas, périlleux peut-être, exaltant assurément ! Genève était alors aux mains des protestants, on l’appelait même la Rome de la Réforme. Tant et si bien que je ne pouvais mettre les pieds à Genève, et qu’en tant qu’évêque dudit lieu, je restais à Annecy. J’ai lancé de grandes réformes de catéchisme pour tous, ainsi de dépasser les préjugés. Je crois que tout cela à été utile, de même que mes livres, comme l’Introduction à la vie dévote, ou Le Traité de l’Amour de Dieu. On m’a même dit qu’il était parfois lu par des non-croyant, cela me réjouit !

Marie : Un évêque en exil comme saint Grégoire, donc. Et si vous êtes à l’origine, d’une certaine manière, des premiers journaux catholiques au monde, vous avez également créé un ordre religieuse, les Visitandines. Dites-nous en plus s’il vous plait !

Saint François de Sales : J’ai rencontré un jour Jeanne de Chantal, future sainte, et nous avons eu une relation très fusionnelle, un peu comme saint Pierre et sainte Alix. J’aurai rêvé pouvoir les rencontrer, mais les distances géographiques m’en avaient alors empêché. C’est aujourd’hui un de mes grands regrets. Jeanne a voulu, avec mon concours, fondé un ordre pour rendre visite aux pauvres et aux malades. Je lui avais donc suggéré d’appeler cela l’Ordre de la Visitation, pour que les filles qui se rendaient au chevet des malades le fassent comme la Vierge avec sainte Elisabeth. Cet ordre, basé sur une certaine douceur et un accueil total fonctionne bien, j’en suis ravi. Sainte Marguerite Alacoque fut l’une des visitandines.

Marie : Et cela vous a valu de nombreux hommages et imitations, comme la congrégations des Salésiens de Don Bosco !

Saint François de Sales : Je dirait que j’ai juste fait mon boulot !

Eh bien merci patron pour cette interview !

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : Notre saint du jour est un de ceux à l’origine en 1607 de l’Académie Florimontane, qui est l’ancêtre spirituel de l’Académie Française.

A demain pour de nouvelles aventures !

 

4 commentaires sur “Un jour, un des Saints #66 – François de Sales

  1. Vive † Jésus !
    Bonjour Marie.
    Merci pour cet article sur mon père spi préféré : saint François de Sales (et même : préféré ++, je suis visitandine depuis 46 ans et je le lis toujours autant !). Votre interview me plaît beaucoup, j’ai accompagné un foyer de jeunes filles pendant longtemps et je m’y retrouve tout à fait.
    Juste un brin de détail : lui, je le retrouve très bien ; mais pour ce qui est des visitandines c’est pile-poil à côté de la plaque : je crois que vous n’avez pas reçu la bonne photo !
    Oh je sais parfaitement qu’en prenant dans certains écrits, on peut trouver des choses étonnantes : même d’honorables docteurs en histoire, diplômés d’universités hautement reconnues, ont une imagination fantastique, et comme le fantastique a bonne presse…
    En bref, ça fait un bail que je méditais de mettre sur notre site un « bêtisier des biographes », histoire de s’éclater un peu. Et je n’ai aucune envie du tout d’y mettre Famille Chrétienne que j’aime bien (rapport aux Familius et plein d’autres choses qui sont très bien).
    Trêve de bavardage, petite info :
    Vous citez très judicieusement sainte Marguerite-Marie Alacoque : c’est en effet la plus bluffante de toutes les visitandines (et ma sainte patronne, pensez !). Mais… pas plus que ses sœurs elle n’est sortie visiter les malades. À la « Visitation », elle était moniale cloîtrée. Elle a même franchi la porte de clôture une seule fois dans sa vie : le jour de son entrée au couvent ! Faut pas croire que la Visitation s’appelle ainsi pour visiter : ça s’est fait un tout petit peu, dans les toutes premières années, par 2 sœurs seulement (équipes renouvelables), une petite partie de leur temps, et dans un seul de nos monastères. C’était secondaire dans notre fondation, et les écrits de nos 2 saints Fondateurs sont absolument clairs là-dessus.
    St François de Sales et Ste Jeanne de Chantal n’ont cherché qu’à suivre peu à peu ce que le Seigneur leur indiquait à travers les événements. Pendant quelques années, impossible à Ste Jeanne de se trouver cloîtrée : elle avait encore des responsabilités à assumer « dans le monde ». Les débuts ont donc été par manière d’essai, ainsi que l’écrit St François. Mais dès le tout premier jour, LE but était la vie de prière la plus continue possible. Et l’ordre a mis en tout 7 ans à prendre sa forme définitive… ce qui est quand même 3 à 4 fois plus rapide que les plus rapides des grands ordres ! Nos deux Fondateurs, et les premières visitandines, cherchaient seulement à discerner où l’Esprit nous conduisait, en parfait accord sur les formes à adopter.
    Alors… Visitation sans visiter ? Hé oui, c’est pour des raisons toutes spirituelles que l’ordre s’appelle ainsi. Même si, bien sûr, pendant les 7 ans où les visites se sont pratiquées, les sœurs ont trouvé dans cette page d’Évangile une source pour cette action.
    Sans rancune pour la confusion que vous avez sûrement puisée ailleurs, et bien reconnaissantes pour l’intérêt que vous avez pris à votre saint patron et le nôtre. Que le « docteur de l’amour divin et de la douceur évangélique » (citation du Bx Paul VI) nous enseigne, les uns et les autres, sur les chemins du Seigneur. Bien cordialement,
    sœur Marguerite-Marie, V.S.M.
    Monastère de la Visitation Paray le Monial

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