Un jour, un des Saints #68 – Paule

Après le pote de Paul, le féminin de Paul ! Le martyrologe a comme cela, parfois, ses facilités…

Bon, en parlant de facilités, aujourd’hui encore on ne sait pas grand chose sur sainte Paule. Saint Jérôme Stridon, dont Paule était une disciple, est le seul à en parler. Même dans La Légende Dorée, Jacques de Voragine, pourtant prompt à apporter sa touche hollywoodienne en transformant la vie de saints de série B en gros blockbuster, se contente de paraphraser le susdit Jérôme… Pas de quoi faire une longue chronique, désolée, Waterloo morne plaine…

Mais bon, point d’étalage d’états d’âme, je suis là pour travailler et je ne reculerai devant rien pour vous sustenter ! Et au pire, vous avez toujours la vidéo de fanfares de trompes de chasse remixées en jazz.

Sainte Paule est née vers 437. Bien sous tous rapports, elle fut mariée à 17 ans et filait le parfait amour avec son époux, qui lui donna cinq beaux enfants très vite. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fois, et les meilleurs choses ont parfois tendance à être les plus furtives… Ainsi, notre Paule, qui vivait heureuse dans son foyer, avec sa famille, se retrouva veuve à seulement 33 ans. Il lui fallait un exutoire. Or comme elle était très croyante, elle décida de retrouver un vieil ami, Jérôme de Stridon, pas encore saint mais tout de même déjà célèbre. Elle traversa toute la Méditerranée, bravant la mer et les flots, non pas pour aller à Bordeaux, mais en Palestine pour le revoir. Ils s’étreignirent, se rappelèrent le bon temps passé à Rome, avec sainte Marcelle (préparez-vous, on la fête le 31 janvier !) et ne se quitteront plus.  Elle avait converti sa maison en monastère sur les conseils de Jérôme, distribua sa fortune pour la construction de monastères, et s’installa à Bethléem, au plus près du lieu de la nativité. Jusqu’à sa mort le 26 janvier 404 (ou 406, les coutumes divergent), elle s’arma de patience et de douceur pour apaiser notre lettré mais colérique Jérôme.

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : La fille de Paule, Eustochium, tout comme sa sœur Blésille, sera canonisée, en ayant décider de rester vierge pour se consacrer au Christ et suivre sa mère à Bethléem.

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