Un jour, un des Saints #69 – Angèle

C’est déjà la deuxième sainte Angèle de 2018, l’hagiographie c’est tout de même parfois du radotage… Mais bon, celle d’aujourd’hui a des débuts diamétralement opposés. Comme quoi, l’hagiographie, c’est du radotage, mais pas de la routine !

Bon, concernant la famille d’Angèle Mérici, son père, Giovanni, est un copain ! En effet, il ne lisait pas à ses chères petites têtes blondes des histoires de Oui-Oui, mais la Vie des Saints. C’est donc dans un climat très croyant que naquit Angèle Mérici, dans la ferme familiale des Grezze en Italie, en 1474. Néanmoins, elle va devoir se prendre une escadrille de malheurs en pleine figure, alors que ce n’était encore qu’une belle adolescente avec toute la vie devant elle. Ses parents et sa sœurs moururent presque coup sur coup.

La jeune Angèle partit donc à la ville chez son oncle et sa tante. Elle aurait pu mener une existence futile et volage, qu’aurait facilité l’aisance matérielle de sa famille et la superbe crinière dorée qui enveloppait son visage d’albâtre. Mais Angèle, forte tête, en avait décidé autrement. Elle retourna dans sa petite ferme des Grezze, et battait la campagne quand soudain, tout à coup, descendit une échelle du ciel avec un aller et venue de femmes. Rock n’ Roll comme vision, on dirait du Pink Floyd. Sa mission désormais (cela vient de Tout-en-Haut, ordre de Dieu Lui-même) serait de fonder une nouvelle communauté de religieuses.

Elle se fit recevoir dans le Tiers-Ordre de Saint-François, et part s’installer à Brescia. Là bas, elle console la veuve et l’orphelin, mieux encore que Sophie Davant. Et elle le fait si bien que le pape en personne lui demanda d’exercer son art à Rome.

Mais Angèle est une provinciale et entend le rester. Très peu pour elle les grandes villes, elle restera au bercail, à Brescia. Là, c’est le duc de Milan qui lui demande d’être sa mère spirituelle.

Bon, tout cela est très joli, c’est même superbe, mais cela ne résout pas notre affaire de communauté religieuse, et Angèle ne l’oublie pas. Elle décida donc en 1535 de fonder la Compagnie de Sainte Ursule. Le 25 novembre, les 28 premières filles de sainte Ursule rejoignirent la communauté. Les Ursulines étaient lancées, et Angèle mourut cinq ans plus tard. Très vite, elles se vouèrent à l’éducation des jeunes filles, reprenant la devise de la douce Angèle :

En tout, soyez aimables !

Voilà, tout est dit, et beaucoup de tendresse sur vous et sur vos proches.

L’instant #JimpressionneDansLesDîners: Angèle fit un pèlerinage en Terre Sainte en 1524, mais elle aurait mieux fait de prendre une assurance annulation : dès qu’elle approcha de la Palestine, elle perdit la vue, pour ne la recouvrir qu’à son retour dans la vieille Europe…

A demain pour de nouvelles aventures !

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