Un jour, un des Saints #71 – Gildas

Retour en Bretagne aujourd’hui, cela faisait longtemps ! Saint Gildas, un saint que vous ne trouverez Nulle part Ailleurs, dirait-on à Canal.

Degemer mat à tous, nous sommes heureux de vous accueillir pour une nouvelle chronique bretonne, d’autant que cela faisait déjà un petit moment ! Nous espérons que vous êtes confortablement installés, les narines remplies d’iode et la chevelure face aux embruns. Et si vous êtes dans la grisaille citadine polluée, bien loin du rocher sur lequel repose Chateaubriand, vous pouvez toujours écouter la marche du pays de Retz. Trugarez !

C’est en quelque sorte, avec saint Gildas, la réunion des deux Bretagne, de la Grande et de la petite. Enfin, la petite, si je puis dire sans être méprisante, on n’est pas là pour souffler sur les Breizh !

Gildas est né quelque part vers la fin du Vème siècle, en Ecosse. Mais il ne fit pas sienne la maxime de Mac-Mahon, autre britannique d’origine, qui disait « j’y suis, j’y reste », il alla jusqu’à traverser la Manche passant du pays de Stonehedge à celui de Carnac. Heureux qui comme Gildas a fait un beau voyage ! Plus il mettait le cap au Sud, plus il se rapprochait de la sainteté.

 Gildas, donc, jeune homme des lands écossaises (à ce propos, si vous tombez sur un scott’ch pur porc, dites Edimbrrrrrra pour Edimbourg. Je vous en prie, cela m’avait sauvé lors du dernier nouvel an !), partit étudier dans le Sud Est du Pays de Galles  (bon, les Gallois se sont fait avoir par les All Blacks puis par les Wallabies au rugby, mais ils vont se refaire… Pays de Galles indépendant !!). Il eut pour maître un disciple de saint Germain l’Auxerrois, et même si cela fait un peu « un type qui connait un type qui connait un homme », c’est tout de même un bon début sur les chemins de la sainteté.

Il sera ordonné prêtre en 518, et prit vite le surnom de sage. Il fit des merveilles dans tout le Pays de Galles, puis reprit le bateau pour traverser la mer d’Irlande et évangéliser les Léprechaun, bien avant la naissance de saint Saëns.

, avant de passer de notre côté de la Manche, jouez binious, résonnez bombardes ! Un nouveau tour-tan (phare NDLR) vous est né ! Il évangélisera inlassablement l’Armorique jusque sa mort en 570. Il fonda également l’abbaye de Rhuys, qui deviendra saint Gildas de Rhuys par la suite !

Néanmoins, tout cet activisme de foi et d’évangélisation ne peut cacher l’autre face de Gildas, celle de l’autochtone romanisé qui doit faire face aux premières invasions barbares. C’est pourquoi il se mit à écrire son best-seller : De la ruine de la Bretagne.

L’instant #JimpressionneDansLesDîners : Rhuys se trouve dans le Morbihan. A ce propos, Morbihan veut textuellement dire, en Breton, mer-petite, ou golfe. Dire alors golfe du Morbihan revient ainsi à faire un gros pléonasme. Respectons nos Bretons, ne disons plus Golfe du Morbihan, mais Morbihan tout court, merci pour eux !

Noz vat, et kenavo pour de nouvelles aventures !

 

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